STRESS = RISQUES PSYCHOSOCIAUX

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                                                                                              Le 22 février 2015

Déclaration de l’élue du SNB lors de la réunion du Comité d’Entreprise du 19 février 2015

stress = risques psychosociaux

« C’est un sujet qui a déjà été abordé par la plupart d’entre nous et que nous ne pouvons pas laisser sous silence dans l’intérêt des salariés et de l’entreprise.

C’est un sujet délicat souvent caricaturé ou traité à la hâte qui concerne chacun d’entre nous.

C’est un sujet que je souhaite intégrer dans une démarche globale en mettant l’accent sur la prévention.

Nous sommes partenaires de tous les acteurs de la Banque, dans notre rôle d’élus, de représentants du personnel avec un objectif commun de développement de notre Entreprise, mais avec une exigence que ce développement se fasse en cohérence Managériale, avec une maitrise des contraintes de travail.

On ne peut pas accepter des particularismes locaux, avec un management de terrain en opposition avec les feed back officiels.

Il ne faut pas généraliser, je l’entends, mais les cas particuliers et les alertes de nos collègues sont de plus en plus nombreux que ce soit dans le réseau et dans les sièges.

Le contexte économique est difficile, la clientèle est de plus en plus agressive confortée par les médias et une concurrence internet nouvelle, nous avons à nous développer dans cet environnement. Les facteurs pathogènes sont présents.

Le Management comme tous les salariés est impacté par les évolutions des exigences de travail et l’évolution nécessaire des compétences.

Les confidences recueillies sur le terrain doivent nous alerter   et c’est notre rôle d’élus, de représentants du personnel de vous prévenir que le mal être existe chez un certain nombre de collaborateurs. Vous nous avez dit lors d’une réunion que nous étions des lanceurs d’alerte.

Nous ne sommes pas là pour stigmatiser qui que soit mais simplement vous prévenir qu’il est urgent de faire une formation ou un message pour faire prendre conscience que le travail dans de bonne condition de relation apporte plus de productivité.

La course aux classements doit être orchestrée par des Managers modérés dans leurs propos et leurs exigences. Ils doivent s’enquérir de la maîtrise des objectifs pour leurs collaborateurs.

L’ échange entre le Manager et ses équipiers ne doit pas se limiter à commenter un tableau Excel, le traitement quantitatif passe par la qualité d’écoute, la disponibilité et la sensibilisation des Managers à la détection de situation de stress.

Je pose la question : Y-a-t-il eu une formation des Managers à la prévention des risques psychosociaux au travail ?

Nous avons été contactés les uns et les autres à maintes reprises par des salariés de tout niveau hiérarchique qui nous disaient n’en plus pouvoir et qu’ils allaient tomber malade. D’autres sont au bord des larmes. 

Ce qui est dit ici n’est pas de l’exceptionnel et ni du particulier, nous avons tous des exemples dans les groupes et dans les sièges, de personnes qui se sont mis en maladie pour dépression ou ont démissionné.

C’est parce que le sujet est délicat qu’il doit être traité en amont par nous tous. »

La Direction n’a pas répondu à cet important sujet et le SNB espère que ce sujet sera pris en considération par nos dirigeants.

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RETRAITE – LA GARANTIE MINIMALE DE POINTS (GMP)

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 Retraite – La Garantie Minimale de Points (GMP)

L’objectif de la GMP est de permettre à chaque salarié relevant du régime AGIRC d’acquérir chaque année un minimum de 120 points, alors que le niveau réel de salaire ne permettrait pas de cotiser à l’AGIRC a due proportion.

Rappelons que le régime de retraite complémentaire est un régime « par points » : l’ensemble des cotisations sont valorisées sous forme de « points ». Ainsi vous obtenez en 2013 un point de cotisation AGIRC en contrepartie de 5,30 euros de cotisations. A la retraite, votre retraite sera équivalente au nombre de points acquis multiplié par la valeur du point (0,4352 euros/point en 2013).

 Qui est visé par la GMP ?

Sont concernés les salariés classifiés « cadres », relevant du régime AGIRC, dont le salaire brut annuel est inférieur au «salaire charnière» de l’AGIRC. Ce «salaire charnière», qui correspond à 120 points de retraite, est revu annuellement et s’élève à 41444,64 € brut annuel au 1er janvier 2014.

En cas de travail à temps partiel, la GMP est proratisée.

Le salaire du salarié cadre est inférieur au plafond de la sécurité sociale (3 129 euros mensuel en 2014 soit 37 548 € annuels) ou le salaire est compris entre le plafond de la sécurité sociale et le «salaire charnière» (salaire entre 37 548 et 41444,44 € annuels) : les cotisations permettant d’obtenir les 120 points sont réparties entre l’entreprise (62,065 %) et le salarié (37,935 %). Pour un salaire annuel supérieur au «salaire charnière», le nombre de points acquis est supérieur à 120 et donc la GMP n’intervient pas.

Valeurs 2014
(montant annuel)
Plafond de la Sécurité Sociale : 37 548€
Salaire charnière AGIRC :
41 444,44€
 Calcul de la GMP annuelle maximum 
 Tranche B 41 444,44 € – 37 548 € =        3 896,44 €
 Cotisations annuelles 3 896,44 € x 20,43 % = 796,08 €
 Part Employeur 796,08 € x 62,065 % = 494,09 €
 Part Salarié 796,08 € x 37,935 % = 301,99 €
 Attention : Pour un nouveau cadre, la cotisation est souvent régularisée en fin d’année. La première année, elle peut donc être prélevée en une seule fois en décembre.

 Quel est l’intérêt de la GMP pour le salarié ?

En contrepartie de cotisations, chaque année, le salarié est assuré de bénéficier d’un minimum de 120 points acquis au titre du régime des cadres.

Cela représente, sur la base de la valeur du point AGIRC (0,4352 au 1er avril 2014) une pension supplémentaire de 52,22 euros par an, pour une cotisation maximale du salarié de 301,99 € soit un rendement de 17, 29 % (cf. tableau ci-dessus). Cette pension AGIRC se rajoute à la pension ARRCO.

QUELQUES EXEMPLES :

1er cas :

Un salarié, promu cadre avec un salaire équivalent au plafond de la Sécurité sociale, va verser annuellement une cotisation supplémentaire de 301,99 €.

Cette somme lui permet d’acquérir l’équivalent de 52,22 € (valeur 2014) de retraite supplémentaire soit un rendement de 17,29 % sur sa contribution personnelle.

2 ème cas :

Le salarié a un salaire compris entre le plafond de la sécurité sociale et le «salaire charnière», par exemple 38 000 €.

Il cotise sur 3896,44 € (41 444,64 € – 37 548 €) à hauteur de 301,99 € et dans le même temps l’employeur cotise à hauteur de 494,09 €.

Il bénéficie des 120 points garantis, soit une retraite de 52,22 € (valeur 2014).

3 ème cas :

Le salarié cadre a un salaire inférieur au plafond de la sécurité sociale, il bénéficie de l’intégralité des 120 points (52,22 € en 2014). Les cotisations sont appelées sur une base maximale correspondant à : Salaire charnière GMP (soit 41 444,64 €) – Plafond de la sécurité sociale (soit 37 548 €).

4ème cas : activité à temps partiel

Comment apprécier la qualité de salarié à temps partiel ?

Sont désormais considérés comme salariés à temps partiel les salariés dont la durée du temps de travail est inférieure à un horaire à temps complet (éventuellement rapportée au mois ou à l’année).

Cotisation GMP : La cotisation GMP est proratisée en tenant compte du rapport entre la rémunération perçue et la rémunération qui aurait été versée pour une activité à temps plein.

Exemple : Pour un salarié à 80 % , dont le salaire annuel s’il avait exercé son activité à 100 % aurait été de 38 500 €(en dessous du salaire charnière ) :

Cotisation GMP « réduite » annuelle : 796,08 € x 80 % = 636,86 €

Part employeur (par an) : 636,86 € x 62,065 % = 395,27 €

Part salarié (par an) : 636,86 x 37,935 % = 241,59 €

Pour un total garanti de : 120 x 80 % = 96 points, soit une pension supplémentaire de 41,78 € par an.

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DECLARATION COMMUNE NATIONALE CFTC, FO, CGT et SNB/CFE CGC

 

 INFORMATION DES ORGANISATIONS SYNDICALES NATIONALES

Déclaration commune

Des organisations représentatives CFTC, CGT, FO et SNB/CFE CGC dans la branche AFB à la Commission Paritaire de la Banque du lundi 9 Février 2015

Depuis le mois de mai 2014, les organisations syndicales signataires de cette déclaration commune se sont engagées dans une « démarche volontariste » pour essayer d’aboutir, dans la branche professionnelle de l’AFB, à un véritable accord « gagnant-gagnant », pour les salariés, pour les entreprises et pour l’emploi, dans le cadre du « Pacte de Responsabilité ». Elles ont largement contribué, par leurs propositions et leur engagement, à nourrir les débats et échanges.

Malheureusement, les positions inflexibles de la délégation patronale sur un certain nombre de points, et en particulier sur l’emploi et les mesures concrètes indispensables à prendre dans les entreprises pour enrayer la montée des risques psycho sociaux et agir efficacement contre la souffrance au travail, n’ont pas permis de parvenir à une conclusion positive.

Le patronat de l’AFB porte donc clairement la pleine responsabilité de l’échec de cette négociation.

Dans de telles circonstances, il est hors de question pour les organisations syndicales CFTC, CGT, FO et SNB/CFE CGC d’accepter implicitement aujourd’hui, dans un hypothétique « relevé de décisions », ce qui était hier inacceptable dans un projet d’accord en bonne et due forme.

De la même manière, CFTC, CGT, FO et SNB/CFE CGC refusent et s’opposent au tour de « prestidigitation » qui pourrait permettre au Ministère du Travail, grâce à la signature d’un tel « relevé de décisions », de comptabiliser la branche professionnelle de l’AFB parmi celles ayant conclu alors que ni l’emploi, ni les salariés actuellement en poste ne bénéficieront de réelles et suffisantes contreparties.

Quelle peut être la valeur réelle d’un « relevé de décisions » auquel 71% des suffrages des salariés s’opposent officiellement ?

CFTC, CGT, FO et SNB/CFE CGC invitent donc, solennellement, l’AFB comme la CFDT à bien réfléchir avant de signer ce « relevé de conclusions ».

La « supercherie » que cette signature concrétiserait ne serait sans doute pas sans conséquences sur la qualité du dialogue social à venir dans notre branche professionnelle.

Enfin, les quatre organisations syndicales CFTC, CGT, FO et SNB/CFE CGC vont demander très rapidement un rendez-vous au Ministre du Travail, François REBSAMEN, pour lui exposer en détails les raisons et motivations de leur ferme opposition aux projets, accord comme relevé de conclusions, de l’AFB sur le « Pacte de Responsabilités »

Paris, le 9 Février 2015

Fédérations Syndicales CFTC – CGT – FO et SNB/CFE CGC

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4ème REUNION DE NEGOCIATION SALARIALE LE 2 FEVRIER 2015

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le 2 février 2015

4ème REUNION DE NEGOCIATION SALARIALE LE 2 FEVRIER 2015

 Négocions, négocions, il en restera toujours quelque chose !

Comme nous vous l’avions indiqué précédemment, la Direction rejette toute idée de prime Collective (à l’ensemble du personnel) et d’augmentation collective pérenne de la RCA (rémunération contractuelle annuelle).

Sur le thème de la prime sélective les positions de la Direction ont évolué :

1ère proposition

De 350 eur pour les Rca < ou égale à 35000 Eur

2nde proposition

400 Eur pour les Rca < ou égale à 42000 Eur

Dernière proposition

400 Eur pour les Rca < ou égale à 45000 Eur

Cela bénéficiera à 75 % env de l’effectif soit près de 1300 salariés, un réel progrès par rapport aux propositions initiales.

La prime de 400 euros sera versée sur la paie de Mars 2015.

Les bénéficiaires :

Les collaborateurs en classification dont la RCA (équivalent temps plein) au 31/12/2014 est inférieur ou égale à 45000 euros, titulaires d’un contrat de travail conclu avant le 01/09/2014, toujours en cours au 28/02/2015 et qui au 28/02/2015, ne sont pas absents depuis plus de 120 jours.

Les collaborateurs à temps partiel bénéficient de cette mesure, sans prorata.

Autre proposition évolutive de la Direction à l’écoute de nos demandes en matière d’Epargne Salariale.

Ainsi, il est proposé pour 2015 un abondement maximum de 2400 Eur

1800 Eur pour le Pee (versement volontaire et intéressement abondés) et 600 Eur pour le Perco (versement volontaire et participation abondés)

(300 Eur de plus pour le PERCO que la position initiale de la Direction et pour le PEE les 2 premières tranches ont été améliorées).

Voir tableau ci-après :

Pee Abondement Versements % abondement
750 eur 0                     à 500 150 %
550 eur 501               à 1600 50 %
500 eur 1601            à 4100 20 %
Perco Abondement Versements %
600 eur 0                    à 400 150 %

Autres mesures accordées :

Une enveloppe d’augmentations individuelles augmentée de 90000 Eur à 100000 Eur sera dédiée aux mesures d’égalité professionnelle dont l’objectif sera de réduire les écarts entre les hommes et les femmes, sur un métier identique et à niveau de performance, compétences et ancienneté semblables.

Pour les collaborateurs de 50 ans et plus au 1er janvier 2015 et dont le RCA est inférieur (équivalent temps plein) à la moyenne de la RCA de leur métier, leur situation sera examinée systématiquement. A l’issu de cet examen, s’il est décidé une augmentation pérenne individuelle, celle-ci ne pourra être inférieur à 800 euros.

Le SNB a signé l’accord salarial compte tenu des améliorations qui ont été accordées par la Direction suite à nos diverses demandes.

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